[Accueil] [Activités] [Arts et Lettres] [Notes de Lecture] [Récits] [Langage] [Coutumes] [Enseignement] [Lieux] [Histoire] [Populations] [Les Hommes]
[Guerre d'Algérie] [Actualités] [Opinions] [Notre Temps] [Recherches]

 

Histoire de quelques Bateaux d'Algérie
Source : Henri Belasco
 
 

 

 

Navire de la Compagnie générale transatlantique, le Ville d'Oran a été construit par la Société provençale de constructions navales de La Ciotat en 1936.
Long de 136,5 mètres et large de 19,2 mètres, pour un tirant d'eau de 6,56 mètres, il possédait une jauge brute de 10 172 tonneaux. 188 passagers de 1e classe, 376 de classe touriste et 743 de 4e classe pouvaient prendre place à son bord.
Le Ville d'Oran, jumeau du Ville d'Alger, était propulsé par deux groupes de trois turbines Parsons à simple réduction, couplées à quatre chaudières principales à tubes d'eau et flammes directes de type Penhoët timbrées à 28 kg et reliées à deux hélices. Ses quelques 18 000 chevaux lui permettaient de naviguer à une vitesse moyenne de 21 noeuds.
Mis en service en 1936 sur les lignes d'Afrique du Nord, il sera transformé en croiseur auxiliaire en 1939, et rebaptisé X5. En avril 1940, il prend part à l'expédition de Norvège, avant d'assurer en juin de la même année le transport d'une partie du stock d'or de la Banque de France jusqu'à Dakar.
Passé aux mains des alliés et transformé en navire de transport de troupes, il participe au débarquement en Sicile et en Italie transportant plus de 100000 hommes, sous pavillon anglais, mais avec un équipage français.
Déréquisitionné en 1946, il sera complètement remis en état en 1948-1949, sa capacité d'accueil passant alors à 186 places en 1e classe, 370 en classe touristes et 963 en 3e classe.
Il assurera la liaison entre la France et l'Afrique du Nord durant de nombreuses années, transportant au passage une multitude de soldats du contingent, avant d'être vendu en 1965 à l'armateur grec Typaidos.
Rebaptisé Mount Olympos, puis Olympos tout court, il sera finalement démoli en 1970 à Trieste, suite à la faillite de l'armateur.


Conçu aux chantiers navals de La Ciotat, le Maréchal Joffre propriété de la Compagnie des messageries maritimes, a été lancé le 14 mai 1931. D'une longueur de 150 mètres, pour une largeur de 19,5 mètres il pouvait transporter 4 passagers en classe luxe, 5 en demi-luxe, 126 en 1e classe, 92 en 2e classe, 74 en 3e classe et 600 rationnaires.
Dans un premier temps, il fut destiné aux transport de passagers entre la France et l'Extrême-Orient.
A l'origine, il possédait une jauge brute de 11 500 tonneaux, jusqu'à 1937 où il subira une repeinte en blanc, ainsi qu'une augmentation de sa jauge brute qui passera à 12 063 tonneaux.
Propulsé par deux moteurs diesel Burmeister et Wain de 8 cylindres, développant d'abord 6 800 chevaux, ses moteurs seront suralimentés après 1937, pour atteindre une puissance de 10 300 chevaux. Sa vitesse de croisière passe alors de 16 à 19 noeuds.
Jusqu'en décembre 1941, le Maréchal Joffre, navire jumeau du Jean Laborde, assure le service commercial sur les lignes d'Extrême-Orient, avant d'être réquisitionné par la France libre. Il est alors peint en gris et puissamment armé et prend le nom d'US Rochambeau.
A la fin du deuxième conflit mondial, il reprend son nom et repasse sous pavillon français, servant de navire de transport de troupes jusqu'en 1951
Il subit alors une refonte visant à le transformer en bateau de croisière, ses deux cheminées carrées étant remplacées par une cheminée ovale. Il reprend alors son service sur la ligne de l'ocean Indien et d'Extrême-Orient avant de se consacrer aux liaisons entre les deux rives de la Méditerranée.
Le Maréchal Joffre sera affrété par la Marine Nationale après 1957 et participera aux transports de troupe entre la France et l'Afrique du Nord avant d'être finalement vendu pour démolition le 19 janvier 1960.


Initialement conçu pour la compagnie suédoise Svanska Lloyd au chantier naval Aktiebolaget Gôtaverken de Gôteborg (Suède), sous le nom de Saga, ce navire fut lancé en octobre 1940.
D'une longueur de 129 mètres et d'une largeur de 17 mètres pour un tirant d'eau de 5,85 mètres et une jauge brute de 6 687 tonneaux, il pouvait embarquer 47 passagers de 1e classe, 98 de classe mixte, 224 de classe touriste et 631 de 4e classe.
Ce paquebot était propulsé par quatre moteurs Gôtaverken type DM 850 FG 70 4 temps, ce qui lui conférait une puissance de 6 700 chevaux, et lui permettait d'atteindre une vitesse de croisière de 16 noeuds.
Il assura d'abord la desserte de la ligne Gôteborg-Londres, avant d'être racheté par la Compagnie Générale Transatlantique en 1956.
Rebaptisé Ville de Bordeaux il fut mis en service sur la ligne Bordeaux-Casablanca en 1957. Il effectua des allers-retours entre la France et le Maroc jusqu'en 1960, avant d'être réaménagé à Rouen.
Sa capacité d'accueil fut alors portée à 77 passagers en 1e classe, 261 en classe "touriste" et 662 en entrepont.
A partir de l'année suivante, il fit la liaison entre Marseille et Bône ou Marseille et Philippeville acheminant de nombreux soldats du contingent, soit vers les champs de bataille, soit vers un retour bien mérité au pays.
Le 6 février 1962, il fut la cible d'un attentat, l'explosion d'une voiture piégée à son bord tuant quatre personnes et endommageant sérieusement le navire. Le trafic se faisant ensuite nettement moins intense entre la France et l'Afrique du Nord, il se partagea entre les lignes d'Algérie l'hiver et celles de Corse, l'été.
Racheté par l'armateur bulgare Balkan tourist en 1964, renommé Nessebar et transformé en bateau de croisière, il navigua en mer Noire jusqu'en 1975, avant d'être démoli à Spli (Croatie)


 

Navire de la Compagnie Générale Transatlantique, le Charles Plumier fut construit comme bananier aux Chantiers et ateliers de Provence de Port-de-Bouc en 1938.
Long de 115 mètres et large de 15,80 mètres, il possédait un tirant d'eau de 5,50 mètres et une jauge brute de 4 626 tonneaux. Ses deux moteurs MAN deux temps type G8 ZU 52/90, couplés à deux hélices, lui octroyaient une puissance de 5 200 chevaux, pour une vitesse de croisière de 14,5 noeuds. Il pouvait embarquer 52 passagers en cabines et 2 383 tonnes de marchandises.
Il commença son service sur la ligne Dieppe-Martinique-Guadeloupe. A peine un an après sa mise en service, il fut réquisitionné par l'armée pour être transformé en croiseur auxiliaire sous l'appellation X 11.
Rendu à son armateur à Dakar en 1940, il fut arraisonné par un destroyer anglais alors qu'il se dirigeait vers la France et conduit à Gibraltar.
La Royal Navy utilisa initialement ce navire comme patrouilleur, avant de le renommer HMS Largs (F43) et de le transformer en navire de commandement.
Il participa dans cette fonction à de nombreuses opérations de débarquement en Méditerranée, Normandie et Birmanie.
A la fin de la guerre, le Charles Plumier fut transformé en cargo mixte aux chantiers du Havre et
repris son service en 1947 sur la ligne Bordeaux-Casablanca.
Liaison qu'il assura durant trois ans, avant d'être affecté aux lignes Marseille-Bône-Philippeville, Marseille-Alger et Marseille- Tunis.
Jusqu'en 1960, le Charles Plumier fit donc la liaison entre France, l'Algérie et la Tunisie avant de revenir sur la ligne Bordeaux-Casablanca en remplacement du Ville de Bordeaux
Puis, en 1962, il fut affrété par l'Etat et fut utilisé activement pour le rapatriement des troupes d'Algérie, avant d'être vendu en février 1964 à l'armement grec Kavounides Shipping & Compagnie et rebaptisé Pleias. Il fut démoli en mai de l'année suivante à Vado (Italie)


EL-MANSOUR

Bateau de la Compagnie de navigation mixte construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (La Seyne-sur-Mer) en 1932, El Mansour était long de 121,70 mètres, large de 16,40 mètres et possédait un tirant d'eau de 5,51 mètres.
D'une jauge brute de 6 000 tonneaux ce navire pouvait embarquer 97 hommes d'équipage et 389 passagers (111 en 1e classe, 142 en 2e, 126 en 3e classe).
Son mécanisme de propulsion se composait de deux lignes d'arbres actionnées par des turbines Parsons à simple réduction, couplées à 4 chaudières à tubes d'eau type Du Temple, timbrées à 25 kg, ce qui lui offrait une puissance de 12 000 chevaux, pour une vitesse moyenne de navigation
en service de 20,5 noeuds.
Mis en service, le 21 mai 1933, sur la ligne de Port-Vendres-Alger, Port-Vendres-Oran, il fut réquisitionné par les Allemands en janvier 1943, puis sabordé par l'armée d'occupation dans le port de Marseille.
Renfloué fin 1946, il fut entièrement remis en état par les Chantiers Navals de La Ciotat.
Si ses dimensions restèrent inchangées, sa jauge brute fut réduite à 5818 tonneaux, alors que la répartition des passagers évolua, passant à 2 de luxe, 12 de priorité, 52 de première classe et 268 de classe touriste.
Au mois de novembre 1956, un incendie se déclara dans les cales de l'El Mansour. Il fut conduit aux Forges & Chantiers de la Méditerranée à La Seynesur-Mer, qui effectuèrent un retubage de chaudières et diverses remises en état.
Acheté par la Marine Nationale en 1963 pour être transformé en bâtiment base, il quitta définitivement Marseille le 31 octobre à destination de Brest, où il fut modifié.
C'est un paquebot tout blanc, rebaptisé Maine qui reprit la mer à destination de Tahiti.
Sa puissance était à présent de 7 500 chevaux et elle ne permettait pas de dépasser 15 noeuds. Son déplacement n'était plus que de 5 420 tonnes et son port en lourd de 1 320 tonnes.
Amarré dans le lagon du Mururoa ou de Fangatanfa, le Maine servit d'hôtel flottant pour le personnel employé aux essais nucléaires dans le Pacifique, jusqu'à sa destruction le 3 avril 1974.


Le Sidi Mabrouk a été lancé le 24 avril 1948 à East Cowes (Angleterre) par J.S.White and company. Il appartenait à la SGTM pour 67% et à France Amérique pour 33%.
D'une longueur de 113,3 mètres, et d'une largeur de 19,5 mètres, il possédait un tirant d'eau de 7,24 mètres, et une jauge brute de 3 989 tonneaux.
56 membres d'équipage, 59 passagers de 1e classe , 30 de 3e classe et 507 de 4e classe pouvaient prendre place à bord de ce navire propulsé par trois turbines Parsons à double réduction, emmenées par une ligne d'arbre.
Système de propulsion associé à 2 chaudières construites par J.-S. White, timbrées à 32 kg/cm2 et développant une puissance de 4 600 chevaux, permettant d'atteindre une vitesse moyenne de navigation de 15,5 noeuds.
Dès son lancement, ce paquebot mixte servit sur les lignes de Méditerranée. Durant sa carrière, il effectuera de multiples voyages entre la France et l'Afrique du Nord, transportant de nombreux militaires Français vers les champs de bataille.
La SGTM racheta les parts de la compagnie France Amérique en décembre 1958, le navire continuant à desservir les mêmes lignes. Le 21 avril 1961, le Sidi Mabrouk fut bloqué à Philippeville lors du putsch d'Alger.
Il effectua son dernier appareillage pour le compte de la Défense Nationale le 21 septembre 1963.
(1)

Vendu à la Marine Nationale en octobre 1963, il fut livré à Brest et rebaptisé Morvan (A 613), avant d'appareiller pour le Pacifique en septembre 1965.
Trois cales ont été supprimées et remplacées par des locaux, deux entreponts supplémentaires ont été construits l'aménagement du local des auxiliaires comprend air climatisé, bouilleurs pour 100 tonnes jour d'eau douce et une centrale de courant alternatif pour installations à terre.
Il accueillait un équipage composé de 8 officiers, 33 officiers mariniers et 82 quartiers maîtres et matelots, ainsi que 269 passagers.
Arrivé à Papeete le 29 octobre 1965, il resta cinq années dans le Pacifique, avant de rejoindre Toulon en novembre 1970. Radié des listes de la Flotte juin 1971, il fut coulé en Méditerranée la même année.

(1) Un correspondant ayant fait son service à la base de Kébir au DATIK nous signale qu'il a embarqué sur ce navire en décembre 1963.



Propriété de la Compagnie Sud-Atlantique construit à Saint-Nazaire pour la ligne d'Amérique du Sud, ce paquebot de luxe fut lancé en février 1938.
D'une longueur de 212 mètres, pour une largeur de 27 mètres, il possédait un tirant d'eau de 8,30 mètres et une jauge brute de 30 447 tonneaux. Sa capacité d'embarquement était de 382 membres d'équipage, 287 passagers de 1e classe, 126 de 2e, 338 de 3e classe et 8 800 tonnes de marchandises.
En configuration transport de troupes, ses cabines transformées en poste lui permettaient d'embarquer 5 000 hommes.
Il était propulsé par quatre groupes de turbines qui lui conféraient une puissance de 60 000 chevaux et lui permettaient de naviguer à une vitesse de croisière de 23 noeuds.
Réquisitionné à la déclaration de guerre, il sauva 213 tonnes d'or de la Banque de France qu'il transporta de Brest à Halifax. Réquisitionné par les Alliés, il fut géré par la Cunard-White Star et converti en transport de troupes.
Rendu à la France en 1946, le Pasteur assura le rapatriement des militaires d'Afrique, d'Indochine, d'Algérie et de Suez. Il fut rendu à la Marine marchande en février 1957.
Il avait servi pendant dix-huit ans en tant que transport de troupes et avait conduit 850 000 militaires sur plus de 1500 000 milles marins.
Il fut vendu fin 1957 à la Norddeutscher Lloyd de Brème qui le fit modifier pour recevoir 216 passagers de 1e classe et 906 en classe "touriste".
Rebaptisé Bremen et utilisé sur la ligne Bremerhaven-New-York, il fut vendu fin 1971 à la compagnie grecque Chandris qui le rebaptisa Regina Magna, et l'utilisa sur la ligne d'Australie durant 6 ans.
Il servit également d'hôtel flottant à Djeddah sous le nom de Saudi Philippinas 1, avant d'être vendu une dernière fois en 1980 pour être démoli à Kaohsiung (Formose), mais il coula le 9 juin 1980, lors d'une tempête, pendant qu'on le remorquait.


Paquebot de la Compagnie de Navigation Paquet, le Djenné fut construit aux Forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer (Var).
Mis en service en mai 1931, ce navire, long de 136,90 mètres, possédait une jauge brute de 8 799 tonneaux. 533 passagers en cabines, ainsi que 700 rationnaires pouvaient embarquer à son bord et ses cales pouvaient contenir jusqu'à 4971 tonnes de marchandises.Propulsé par deux groupes de turbines lui conférant une puissance de 8902 chevaux, il naviguait à une vitesse de croisière de 16,5 noeuds. Il faisait partie d'une série de 3 navires (Nicolas Paquet, Djenné et Koutoubia) dérivés du Maréchal Lyautey de 1924.
Il débuta sa carrière sur la ligne Marseille-Casablanca. Durant la Seconde Guerre mondiale, il servit de transport de troupes, participant à la campagne de Norvège, puis refit des transports de troupes jusqu'à l'armistice de juin 1940.
Réquisitionné par les Allemands en février 1943 qui le sabordèrent en août 1944, il fut renfloué deux ans plus tard mais ne fut remis en service qu'en août 1948, toujours sur la ligne du Maroc.
Après l'indépendance du Maroc en avril 1956, il continua sa ligne et fut à nouveau modifié en janvier 1958, pour transporter 350 passagers en cabines et 636 en entreponts. Après les indépendances successives du Maroc en 1956, puis du Sénégal en 1958, le nombre de passagers et le tonnage de fret baissèrent dangereusement.
Le Djenné fut donc transféré à la Compagnie Française de Navigation pour sa ligne d'Israël, en octobre 1962, et rebaptisé Césarée.
En 1965, il fut vendu à la ferraille à Split, en Yougoslavie.


Navire de la Compagnie Générale Transatlantique, le Ville de Tunis fut construit à l'Arsenal de Lorient en septembre 1949 et mis en service en mai 1952.
Long de 142 mètres et large de 19,45 mètres, pour un tirant d'eau de 6,16 mètres, il possédait une jauge brute de 9 226 tonneaux et quatre ponts complets.
151 passagers de 1e classe, 318 de classe touriste, et 931 de 4e classe, ainsi que 149 membres
d'équipages pouvaient prendre place à son bord. Ses 5 cales lui offraient une capacité totale de 4 960 m3.
Ce paquebot en acier était propulsé par deux groupes de turbines Parsons à simple réduction, tournant à 150 tours minute, construites par la Compagnie Electro-mécanique et alimenté par une chaudière Vélox, construite par la Compagnie Electromécanique et couplée à deux hélices.
D'une puissance de 15 200 chevaux, le Ville de Tunis, jumeau du Ville de Marseille naviguait à une vitesse moyenne de 21 noeuds. Il effectua des liaisons sur les différentes lignes d'Afrique du Nord, au cours d'une carrière émaillée de nombreux ennuis mécaniques.
Vendu en 1967 à l'armement grec Kyriakos Shipping, le navire fut d'abord rebaptisé Megalonissos Krit, puis City of Athens en 1969. Il coula le 26 mars 1980, alors qu'il était remorqué vers Barcelone pour être démoli.


Construit au chantier naval Swan Hunter et William Richardson de Newcastle (Angleterre), le Djebel Dira appartenait à la Compagnie de navigation mixte. Il effectua ses premiers essais en mer en 1948.
D'une longueur de 113,23 mètres, il était large de 15,60 mètres, pour un tirant d'eau de 6,72 mètres
Possédant une jauge brute de 4 180 tonneaux, il pouvait accueillir 56 passagers en 1e classe, 76 en 3e et 274 en 4e classe.
Ce paquebot mixte moutonnier était propulsé par trois turbines Parson à double réduction construites par Swan Hunter, et alimenté par deux chaudières Babcock et Wilcox, timbrées à 32 kg.
Ses 4 600 chevaux lu permettaient de naviguer en moyenne à 16,5 noeuds
Le Djebel Dira participa à l'envoi de troupes lors des émeutes de Tunisie en janvier 1952 puis fut affrété par le Défense Nationale à partir du 1er janvier 1960.
Le paquebot fut ensuite affrété par différentes compagnies maritimes, avant d'être désarmé à Marseille en septembre 1969.
Il fut vendu à la compagnie grecque Spyros Billinis en 1970 et rebaptisé Phoenix.
En mars 1980 le Phoenix fut vendu à l'Athens Marine Cruises Ltd en Grèce et hérita du nom de Melody.
Le 6 juillet 1990, un incendie se déclara à son bord.
On l'échoua sur l'île Atalante et il fut déclaré peu après "perte totale".



DJEBEL AMOUR

Le Djebel Amour en 1946 à Port-Vendres.

Mis en service : mai 1931, construit par Swan Henter & Wigham Richardson à Newcastle-on-Tyne pour la Compagnie de Navigation Mixte. Mis en chantier : 9/1930 Lancement le 20 février 1931 et entrée en service en mai 1931.Navire en acier. Six compartiments, 2 ponts, 1 cheminée. Longueur 101.18 m, 34 passagers ( 16 en 1ère classe, 18 en 3ème classe ) 2 cales avant et 2 cales arrière, Soutes à charbon : 274 T, Frigos (4) 202 m3. Propulsion par Parson's Marine Steam Turbine C° Ltd, Wallsend. Type : turbines à engrenage Parson à double réduction, Puissance : 2550 CV. 3 chaudières Prudhon-Capus à surchauffeurs, timbrées à 16 kilos. 1 hélice. Vitesse de croisière : 13 nd.
Date de sortie de la compagnie : mars 1955. Temps 24 ans.


Paquebot rapide de la Compagnie de Navigation Paquet, le Lyautey fut construit par les chantiers de La Seyne et lancé le 14 octobre 1950.
D'une longueur de 142 mètres pour une jauge brute de 9 931 tonneaux, il pouvait transporter 1200 passagers sur le Maroc et 1000 sur le Sénégal dont 637 en cabines, ainsi que 2 694 tonnes de marchandises.
Propulsé par deux groupes de turbines, d'une puissance totale de 23 570 chevaux, il naviguait à vitesse de croisière de 22 noeuds.
Mis en service en mars 1952 sur la ligne du Maroc et du Sénégal, il fut la proie d'un incendie, consécutif à une explosion dans les cuisines, faisant 6 morts et plusieurs blessés.
En 1962, il participa activement aux opérations de rapatriement des Français d'Algérie et arriva le 11 juin à Marseille avec 1200 passagers à bord.
En 1963, en plus de son service habituel, il assura régulièrement des croisières sur les îles Canaries et des modifications vinrent diminuer le nombre de passagers en cabines. En novembre 1965, par suite de la baisse du trafic sur le Maroc et le Sénégal, il passa sous les couleurs de la Compagnie Française de Navigation.
Rebaptisé Galilée il assura la liaison sur la ligne d'Haïfa.
En juin 1966, il reprit son nom de Lyautey à la Compagnie Paquet, jusqu'à sa vente en Italie en mai de l'année suivante.
Il porta quelques semaines le nom de Margarita, puis fut revendu en novembre 1967 à Constantine Eftymiadis du Pirée, qui le rebaptisa Lindos.
Il fut finalement démoli en 1975.
 
autres bateaux
 
 
 


Haut de Page